Liste des oeuvres dans le sens horaire.

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Discothèque le Privé
Zosen et Mina

23

Adresse : 3 rue Antide Janvier

Diversité de l’art dans l’espace public : Zosen et Mina forment un duo d’artiste à l’univers Pop art. Ils peignent des murs, réalisent des installations, collages… Leurs œuvres sont toujours faites de couleurs vives et d’une explosion de motifs aux formes simples. Ici ils nous transportent dans un univers onirique.

Brad Downey - Depressed

5

Adresse : Big Ban, 13 quai Adolphe Veil-Picard

Le rapport au contexte : l’artiste est parti d’un constat dans plusieurs de nos villes françaises, européennes et peut-être au-delà : ce sont souvent les mauvaises nouvelles qui sont mises en avant dans les devantures de commerce (vitrines de boulangerie, de bureaux de tabac…) parmi les nouvelles de la presse papier. En faisant un raccourci, on pourrait facilement tirer la conclusion que la presse est déprimante. L’artiste a donc réalisé cette installation dont le mot "depressed" est au centre et faite à partir de deux enseignes de commerce qui sont placées autour de l’enseigne PRESSE présente historiquement et liée au bureau de tabac en activité. Cette œuvre joue clairement avec 2 types d'images/de signes visuels très présents dans nos villes : la signalétique urbaine et la publicité. - La diversité de l'art dans l'espace public : cette œuvre illustre bien la façon de faire de l’artiste, piochant dans les éléments habituels de la Ville et signes de notre quotidien pour les détourner et créer une installation qui se noie facilement dans le paysage mais qui questionne et bouscule une fois qu’on la remarque.

Remed - Impermanence permanente

10

Adresse : Impasse Saint Canat

Le rapport au contexte : Remed a peint ici une sorte de totem fait d'éléments qui tiennent en équilibre. L'idée du totem vient de la présence de carrelage au pied du mur et de sa disposition : le carrelage évoquait pour Remed un piedestal. L'utilisation du noir et blanc est inhabituelle pour l'artiste qui utilise des couleurs chaudes, ici il a utilisé des couleurs plus sobres pour se conformer à des préconisations patrimoniales qui au final ont été une source de création et d'expérimentation nouvelle. Venant du graffiti, l'artiste a glissé progressivement vers la création d'un alphabet codé qu'il peint en grand format sur les murs. Un exemple de cet alphabet est visible sur la partie en bas à gauche de la peinture avec la signature l'artiste : REMED. Sur la partie droite, un poème dialogue avec la peinture.



9

Adresse : Rue de la madeleine

Un des trompe-l’œil présents depuis longtemps à Battant.

Luce

7

Adresse : 3 rue du petit Charmont

La diversité de l’art dans l’espace public : ces installations découlent de la pratique du graffiti par laquelle LUCE a commencé à intervenir dans l'espace public. Luce est passé du tag traditionnel, donc en marquant son pseudo avec un lettrage stylisé à la bombe de peinture, au même pseudo mais avec un lettrage fait en bois et donc plus normé. Le graffiti est souvent adressé aux pratiquants entre eux, les graffeurs s’adressent plus les uns aux autres qu’au grand public (qui peine souvent à déchiffrer les graffitis). Ici en changeant de matériaux Luce rend le lettrage plus lisible, plus déchiffrable par le grand public. Par la même occasion, il rend son intervention visible puisqu’assez hors du commun là où les graffitis se recouvrent parfois énormément et donc se fondent dans la masse au risque de perdre l’effet recherché de visibilité.

Jiem

8

Adresse : Rue Léon Deubel

Diversité de l’art dans l’espace public : l’artiste s’est inspiré des codes des anciennes publicités pour faire une peinture murale, sans but marchand ou publicitaire. Avant l’arrivée de nos moyens de communication modernes, les publicités et enseignes de commerces étaient peintes directement sur les murs par des peintres en lettres. Il s’agissait d’un métier à part entière qui a quasiment disparu petit à petit. Depuis peu, la peinture en lettres revient en étant à cheval entre l’art et l’artisanat avec des formations qui ré-ouvrent.

Escif

22

Adresse : 1 Rue Léon Deubel

Lors d’un atelier avec les élèves du lycée Pasteur, Escif se demande s’il ne faut pas construire de nouveaux murs pour protéger les murs inscrits à l’Unesco. Il reproduit alors ce garde-corps classé vu sur le balcon de la maison.

108

11

Adresse : 24 rue du grand Charmont

108 réalise des peintures abstraites, s'inspirant de formes organiques qu'il adapte aux surfaces sur lesquelles il intervient. Pour ses deux peintures à Besançon il a cherché le moyen d'investir au mieux l'ensemble du mur, tout en prenant en compte les contraintes présentes : une fenêtre, une petite façade tout en hauteur ou encore la taille surdimensionnée d'une façade borgne... Les formes représentées n'ont pas de sens particulier, 108 s'intéresse davantage à la recherche de la couleur noire la plus profonde possible plutôt qu'au sens des motifs. Il peint de manière spontanée, sans esquisse, et en se laissant porter par le geste sur le moment.

Sam3 - Antigraffiti paint

1

Adresse : Rue des Frères Mercier

- Le rapport au contexte : les grilles en fer forgé présents aux alentours de la même forme que ceux sur la peinture nous incitent à penser que l’artiste s’en est inspiré pour sa peinture. La vue non loin sur la Citadelle et la présence juste à côté du Fort Griffon ont sans doute inspiré l’artiste aussi pour imaginer une grille qui peut facilement évoquer les bastions militaires de ces époques avec l’idée de protection. - Les composantes de l'espace public : la présence de graffitis sur le mur, avant que l’artiste ne réalise sa peinture, a permis d’imaginer des interactions possibles avec des graffeurs qui pourraient revenir taguer sur le mur et permettre aux locataires de repeindre les lignes de la grille et donner l’impression que les graffitis sont en-dessous. Mais les interactions dans l’espace public ne se maitrisent pas : il est dur d’anticiper ce qui peut se passer une fois l’œuvre réalisée : ici une interaction était souhaitée mais elle n’a que très peu eu lieu (peu de graffitis au final sur ce mur après l’intervention de Sam 3). - Éducation à l'image : le rapport entre la grille et les graffitis nous propose une lecture ambivalente : d’un côté on peut imaginer que les graffitis sont enfermés (faisant référence au coté illégal du graffiti et faisant le parallèle avec la prison) et de l’autre on peut imaginer que les graffitis sont protégés comme le sont certaines œuvres d’art dans les musées par exemple (cordons de distance, vitres, ligne distance…).

Saturn – Sans titre

2

Adresse : Passage de Champagney

Rapport au contexte : Saturn joue entre ordre et déconstruction avec ses éléments géométriques qui forment cette peinture murale. Cet assemblage de formes simples, tels que des cercles, des rectangles, est sublimé par l’utilisation de couleurs vives, très présentes dans son travail. Son œuvre est une invitation à la contemplation et à l’émerveillement. Ici, Saturn crée un contraste total par rapport au paysage environnant (teintes majoritairement marron, beige, gris) pour faire appel à notre imagination enfantine (en lien avec l’aire de jeu sur place) et nous embarque dans son univers coloré.

Escif

14

Adresse : 116 rue de la Grapille de Battant

Le rapport au contexte : Escif veut ses peintures comme des prétextes au dialogue et à l’échange. Ces œuvres abordent souvent, de manière plus ou moins détournée, des questions d’actualité qui traversent nos sociétés, il s’intéresse notamment beaucoup aux questions de propriété (privée / publique), aux rapports humains. Sur ce mur il fait un clin d’œil à l’œuvre de P-J Proudhon dont la maison natale se situe juste en bas de la grappille (dans la rue du Petit Battant). P-J Proudhon est le 1er théoricien de l’anarchie et écrit sur le concept de propriété avec cette phrase restée célèbre « La propriété c’est le vol. ». Lors de la réalisation de la peinture Escif avec inscrit le titre de sa peinture sur le mur : La propriété. La fresque ouvre l’échange sur le sujet de la propriété : est-ce un chien de chasse qui a chassé l’oiseau/canard ? S’approprie t’il cet autre animal ? Le protège-t-il ? Le chien protège-t-il sa maison ? la propriété de son maître ? - Les différentes composantes de l’espace public : le titre de la peinture inscrit initialement sur le mur a fait l’objet de nombreuses réactions de bisontins et se sont installées dans le temps comme un dialogue par mur interposé (sur presque 2 ans) : le titre a été complété pour former la phrase « La propriété c’est le vol », le symbole anarchiste a été peint à plusieurs reprises, des projections de peinture ont été faites, des collages anarchistes… Dès le début des réactions, sans que Juste Ici n’intervienne, les services de la Ville sont intervenus pour effacer les inscriptions ajoutées tout en restaurant la fresque d’Escif dont les pattes avaient été recouvertes : à chaque fois que le mur était repeint par les services et que les pattes devaient être recouvertes, les techniciens prenaient la peine de refaire les pattes du chien quasiment à l’identique que ce qu’elles étaient à l’origine. Assez rapidement le titre de la peinture a disparu, recouvert par les services de la Ville puisque des inscriptions étaient par-dessus.

Luce

4

Adresse : 8 rue de la République

- La diversité de l’art dans l’espace public : ces installations découlent de la pratique du graffiti par laquelle LUCE a commencé à intervenir dans l'espace public. Luce est passé du tag traditionnel, donc en marquant son pseudo avec un lettrage stylisé à la bombe de peinture, au même pseudo mais avec un lettrage fait en bois et donc plus normé. Le graffiti est souvent adressé aux pratiquants entre eux, les graffeurs s’adressent plus les uns aux autres qu’au grand public (qui peine souvent à déchiffrer les graffitis). Ici en changeant de matériaux Luce rend le lettrage plus lisible, plus déchiffrable par le grand public. Par la même occasion, il rend son intervention visible puisqu’assez hors du commun là où les graffitis se recouvrent parfois énormément et donc se fondent dans la masse au risque de perdre l’effet recherché de visibilité.

Huskmitnavn

18

Adresse : 7 rue Rousseau

Le rapport au contexte : l’artiste s’est inspiré (comme souvent pour ses peintures murales) de l’observation du lieu et de ce qui s’y passe. Il utilise des scènes du quotidien, des anecdotes pour en faire des sortes de caricatures, avec un côté humoristique mais rarement moralisateur. - La diversité de l’art dans l’espace public : Le style s’apparente un peu à la BD, au dessin de caricature. La posture un peu écrasée/courbée des personnages fait écho à la fois au format du mur, et à des études récentes qui font le lien entre l’utilisation croissante des écrans et l’évolution de la posture des êtres humains, de plus en plus courbée et voutée.

108

17

Adresse : Cour intérieure, 28 rue Megevand

108 réalise des peintures abstraites, s'inspirant de formes organiques qu'il adapte aux surfaces sur lesquelles il intervient. Pour ses deux peintures à Besançon il a cherché le moyen d'investir au mieux l'ensemble du mur, tout en prenant en compte les contraintes présentes : une fenêtre, une petite façade tout en hauteur ou encore la taille surdimensionnée d'une façade borgne... Les formes représentées n'ont pas de sens particulier, 108 s'intéresse davantage à la recherche de la couleur noire la plus profonde possible plutôt qu'au sens des motifs. Il peint de manière spontanée, sans esquisse, et en se laissant porter par le geste sur le moment.

DOA – Reforesting Saxifrages et Hyparchia genava

20

Adresse : 2 rue Proudhon

Peinture réalisée à l’occasion d’un partenariat avec le Conservatoire botanique national de Bourgogne-Franche-Comté pour célébrer leurs 20 ans. Education à l’image : Afin de sensibiliser sur la nécessité de préserver notre environnement et de mettre en avant la biodiversité locale, Doa Oa a porté son attention sur une plante locale particulièrement menacée : la saxifrage de Gizia (Saxifraga giziana), seule espèce végétale endémique de notre territoire. Son nom scientifique « saxifraga » signifie « perce-pierre ». En effet, les saxifrages sont de petites plantes à fleurs qui ont la particularité de pousser à travers les rochers. Ici à nouveau, elle perce la pierre et se fraye un chemin là où on ne l’attend pas, dans cet environnement artificialisé où elle vient occuper l’espace, illustrant à la fois la résilience du vivant et le cri d’alerte de ces espèces discrètes qui disparaissent silencieusement à notre porte… Dans son élément, le sylvandre helvète (Hipparchia genava), un papillon de jour vivant dans les mêmes milieux naturels, accompagne la saxifrage de Gizia.

Espo

12

Adresse : Avenue Arthur Gaulard

Rapport au contexte : parmi tous les éléments peints, l’artiste a fait des clins d’œil à des personnes rencontrées sur place, des situations vécues, des choses observées… Il y aussi quelques dédicaces faites à des personnes que l’artiste connaît, mais aussi des dédicaces faites par des bisontins sur proposition de l’artiste. - Éducation à l’image / diversité de l’art dans l’espace public : sur le mur se côtoient une peinture murale faite dans le cadre du festival Bien Urbain et sur la partie basse du mur des graffitis qui apparaissent et disparaissent au fil du temps. Toute la partie basse est un mur d’expression libre : chacun (graffeur ou non) peut venir peindre sur ce mur et s’exprimer librement. Les réalisations se recouvrent les unes les autres au fil du temps. Les graffitis sont souvent considérés comme des dégradations sans intérêt esthétique, il n’est pas rare que les services des villes effacent régulièrement les graffitis. Depuis 2017, la Ville de Besançon a officialisé 5 murs d’expression libre (ici avenue Gaulard, le mur du parking d’Arènes, un mur à la Malcombe, un mur dans le parc rue Pergaud, un mur de la Maison de quartier Grette Butte).

Taïeb

24

Adresse : 31 avenue de Chardonnet

Taïeb est un artiste issu de la scène graffiti, qui a troqué la bombe de peinture contre des pinceaux. Ses références lui viennent de la musique rap, de la poésie, mais aussi des mouvements militants et citoyens. Il écrit des poésies et fait des peintures murales, dans les deux cas avec beaucoup de spontanéité et donc plutôt sur des murs à taille humaine, comme une manière de naviguer entre l'intime et le politique, entre ses pensées et la société. À Besançon, cette peinture murale (la plus grande qu'il ait jamais fait) fait suite à deux résidences (l'une d'écriture et l'autre sur la documentation de son travail) pendant lesquelles il a découvert Besançon et fait des rencontres qui ont alimenté le contenu de la peinture : certains éléments viennent de choses qu'il a vu ou vécu à Besançon, d'autres sont des éléments qu'il aime peindre souvent (comme les oiseaux par exemple). Le texte qu'il a écrit offre un message d'espoir, transporté à la manière d'un air de musique qui se répend.

Charlotte Beltzung et Club Superette – Nichoir-fiction

25

Adresse : 35 avenue de Chardonnet

L’œuvre se compose de 15 nichoirs pour oiseaux en terre cuite d’une vingtaine de centimètres chacun. Il s’agit de nichoirs cavités convenant à certaines espèces d’oiseaux seulement. Les artistes ont produit ces nichoirs, dans leur atelier dans l’ouest de la France, suite à un travail de documentation et de recherche, notamment en lien avec la Ligue de Protection des Oiseaux. En lien avec les recommandations de la LPO à Besançon, ces nichoirs ont été installés de manière à favoriser la nidification des oiseaux (hauteur des nichoirs, ensoleillement, proximité avec de la végétation…).

Nelio

26

Adresse : Friche de la Rhodiacéta

Nelio réalise des peintures abstraites en s’inspirant souvent au contexte et à l’architecture. Il compose à l’aide de formes géométriques, de lignes déstructurées et de jeux de textures. Ici il déstructure encore plus les formes et lignes pour pousser les jeux de matière, de texture et les fondus de couleurs. Un peu à la manière des collines en arrière plans, dont les les couleurs changent au fil des saisons, sa peinture propose un patchwork de couleurs tout en nuances.

The Wa – Hommage à Socrate

27

Adresse : Friche de la Rhodiacéta

Cette installation de The Wa fait référence à la célèbre phrase de Socrate « Ce que je sais c’est que je ne sais rien ». The Wa reprend des particularités du patrimoine bisontin avec la pierre de Chailluz et les gravures dans la pierre sur les bâtiments que l’on voit encore beaucoup dans les quartiers historiques de la ville (Boucle, Battant) pour créer cette œuvre. Ce faux mur en pierre est réalisé à partir de plaque de polystyrène découpé avec la technique de la découpe au fil chaud pour réaliser les lettres.



13

Adresse : Entrée tunnel fluvial

Aucune description. Cette oeuvre n'a pas été produite par « Bien Urbain ».

ABCDEF

21

Adresse : Tunnel Fluvial

Le rapport au contexte: ABCDEF dessine et peint frénétiquement et de manière très surprenante. Qu'il se lance dans une série de peintures murales extrêmement riches, complexes et colorées ou qu'il intervienne de façon quasi invisible sur des containers ou autres structures, son travail expérimental devient vite familier. Comme à son accoutumée, il est intervenu à Besançon en prenant en compte les lieux - ici le tunnel fluvial, le Doubs et l'aspect minéralogique de la ville, pour créer contre ou avec le support qu'il a choisi. Dans le tunnel, l'artiste a réalisé une série de neuf peintures qui rythment cette galerie le temps d'une traversée. Ces grands rectangles, peints en blanc, sont parsemés de points et viennent jouer avec les particularités de la roche et se refléter dans le Doubs.

25e Art Collectif - Libertad

16

Adresse : Rue du porteau

Diversité de l'art dans l'espace public: 25e Art Collectif est animé par la passion du graffiti. Etant habitués à intervenir de manière spontanée (entre autres sur les murs de l'ancienne Rhodiaceta), le duo s'est ici essayé à une autre manière de peindre sur un mur autorisé, avec plus de temps dédié, à la vue et au contact des passants. Si l'expérience est différente, l'esthétique graffiti est volontairement conservée.