Discothèque le Privé Zosen et Mina

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Adresse : 3 rue Antide Janvier
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Diversité de l'art dans l'espace public : Zosen et Mina forment un duo d'artiste à l'univers Pop art. Ils peignent des murs, réalisent des installations, collages… Leurs œuvres sont toujours faites de couleurs vives
et d'une explosion de motifs aux formes simples. Ici ils nous transportent dans un univers onirique.
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Otecki

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Adresse : 29 rue Vignier
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La diversité de l'art dans l'espace public : Otecki est peintre et illustrateur de jeunesse polonais. Sur cette ancienne devanture de commerce en bois, l'artiste a peint à la manière de ses illustrations jeunesse, avec
des couleurs pastel et des motifs figuratifs issus de mythes et contes traditionnels de son pays. Avant l'intervention d'Otecki, une peinture avait déjà été réalisée par un autre artiste sur cette devanture.
Otecki a choisi de laisser visibles des éléments de la peinture présente avant, à deux endroits, un peu à la manière d'un clin d'œil. Cette façon de faire fait aussi écho aux graffitis qui se recouvrent les uns
les autres en partie, laissant souvent visibles en-dessous d'autres parties de graffitis.
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Remed - Impermanence permanente

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Adresse : Impasse saint Canat
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Le rapport au contexte : Remed a peint ici une sorte de totem fait d'éléments qui tiennent en équilibre. L'idée du totem vient de la présence de carrelage au pied du mur et de sa disposition : le carrelage évoquait
pour Remed un piedestal. L'utilisation du noir et blanc est inhabituelle pour l'artiste qui utilise des couleurs chaudes, ici il a utilisé des couleurs plus sobres pour se conformer à des préconisations patrimoniales
qui au final ont été une source de création et d'expérimentation nouvelle. Venant du graffiti, l'artiste a glissé progressivement vers la création d'un alphabet codé qu'il peint en grand format sur les murs. Un
exemple de cet alphabet est visible sur la partie en bas à gauche de la peinture avec la signature l'artiste : REMED. Sur la partie droite, un poème dialogue avec la peinture.
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Adresse : Rue de la madeleine
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Un des nombreux « trompe l'œil » de Battant.
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Luce

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Adresse : Cour intérieure, 28 rue Megevand
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La diversité de l’art dans l’espace public : ces installations découlent de la pratique du graffiti par laquelle LUCE a commencé à intervenir dans l'espace public. Luce est passé du tag traditionnel, donc en marquant son pseudo avec un lettrage stylisé à la bombe de peinture, au même pseudo mais avec un lettrage fait en bois et donc plus normé. Le graffiti est souvent adressé aux pratiquants entre eux, les graffeurs s’adressent plus les uns aux autres qu’au grand public (qui peine souvent à déchiffrer les graffitis). Ici en changeant de matériaux Luce rend le lettrage plus lisible, plus déchiffrable par le grand public. Par la même occasion, il rend son intervention visible puisqu’assez hors du commun là où les graffitis se recouvrent parfois énormément et donc se fondent dans la masse au risque de perdre l’effet recherché de visibilité.
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Jiem

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Adresse : Rue Léon Deubel
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Diversité de l'art dans l'espace public : l'artiste s'est inspiré des codes des anciennes publicités pour faire une peinture murale, sans but marchand ou publicitaire. Avant l'arrivée de nos moyens de communication
modernes, les publicités et enseignes de commerces étaient peintes directement sur les murs par des peintres en lettres. Il s'agissait d'un métier à part entière qui a quasiment disparu petit à petit. Depuis peu,
la peinture en lettres revient en étant à cheval entre l'art et l'artisanat avec des formations qui ré-ouvrent.
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Escif

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Adresse : 1 Rue Léon Deubel
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Lors d’un atelier avec les élèves du lycée Pasteur, Escif se demande s’il ne faut pas construire de nouveaux murs pour protéger les murs inscrits à l’Unesco. Il reproduit alors ce garde-corps classé vu sur le balcon de la maison.
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108

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Adresse : 24 rue du grand Charmont
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108 réalise des peintures abstraites, s'inspirant de formes organiques qu'il adapte aux surfaces sur lesquelles il intervient. Pour ses deux peintures à Besançon il a cherché le moyen d'investir au mieux l'ensemble du mur, tout en prenant en compte les contraintes présentes : une fenêtre, une petite façade tout en hauteur ou encore la taille surdimensionnée d'une façade borgne...
Les formes représentées n'ont pas de sens particulier, 108 s'intéresse davantage à la recherche de la couleur noire la plus profonde possible plutôt qu'au sens des motifs. Il peint de manière spontanée, sans esquisse, et en se laissant porter par le geste sur le moment.
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Sam3 – Antigraffiti paint

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Adresse : Rue des Frères Mercier
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Le rapport au contexte : les grilles en fer forgé présents aux alentours de la même forme que ceux sur la peinture nous incitent à penser que l'artiste s'en est inspiré pour sa peinture. La vue non loin sur la Citadelle et la présence juste à côté du Fort Griffon ont sans doute inspiré l'artiste aussi pour imaginer une grille qui peut facilement évoquer les bastions militaires de ces époques avec l'idée de protection.
Les composantes de l'espace public : la présence de graffitis sur le mur, avant que l'artiste ne réalise sa peinture, a permis d'imaginer des interactions possibles avec des graffeurs qui pourraient revenir taguer sur le mur et permettre aux locataires de repeindre les lignes de la grille et donner l'impression que les graffitis sont en-dessous. Mais les interactions dans l'espace public ne se maitrisent pas : il est dur d'anticiper ce qui peut se passer une fois l'œuvre réalisée : ici une interaction était souhaitée mais elle n'a que très peu eu lieu (peu de graffitis au final sur ce mur après l'intervention de Sam 3).
Éducation à l'image : le rapport entre la grille et les graffitis nous propose une lecture ambivalente : d'un côté on peut imaginer que les graffitis sont enfermés (faisant référence au côté illégal du graffiti et faisant le parallèle avec la prison) et de l'autre on peut imaginer que les graffitis sont protégés comme le sont certaines œuvres d'art dans les musées par exemple (cordons de distance, vitres, ligne distance…).
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Saturn

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Adresse : Passage de Champagney
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Rapport au contexte : Saturn joue entre ordre et déconstruction avec ses éléments géométriques qui forment cette peinture murale. Cet assemblage de formes simples, tels que des cercles, des rectangles, est sublimé par l'utilisation de couleurs vives, très présentes dans son travail. Son œuvre est une invitation à la contemplation et à l'émerveillement. Ici, Saturn crée un contraste total par rapport au paysage environnant (teintes majoritairement marron, beige, gris) pour faire appel à notre imagination enfantine (en lien avec l'aire de jeu sur place) et nous embarque dans son univers coloré.
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Escif

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Adresse : 116 rue de la Grapille de Battant
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Le rapport au contexte : Escif veut ses peintures comme des prétextes au dialogue et à l'échange. Ces œuvres abordent souvent, de manière plus ou moins détournée, des questions d'actualité qui traversent nos sociétés, il s'intéresse notamment beaucoup aux questions de propriété (privée / publique), aux rapports humains. Sur ce mur il fait un clin d'œil à l'œuvre de P-J Proudhon dont la maison natale se situe juste en bas de la grappille (dans la rue du Petit Battant). P-J Proudhon est le 1er théoricien de l'anarchie et écrit sur le concept de propriété avec cette phrase restée célèbre « La propriété c'est le vol. ». Lors de la réalisation de la peinture Escif avec inscrit le titre de sa peinture sur le mur : La propriété. La fresque ouvre l'échange sur le sujet de la propriété : est-ce un chien de chasse qui a chassé l'oiseau/canard ? S'approprie t'il cet autre animal ? Le protège-t-il ? Le chien protège-t-il sa maison ? la propriété de son maître ?
Les différentes composantes de l'espace public : le titre de la peinture inscrit initialement sur le mur a fait l'objet de nombreuses réactions de bisontins et se sont installées dans le temps comme un dialogue par mur interposé (sur presque 2 ans) : le titre a été complété pour former la phrase « La propriété c'est le vol », le symbole anarchiste a été peint à plusieurs reprises, des projections de peinture ont été faites, des collages anarchistes… Dès le début des réactions, sans que Juste Ici n'intervienne, les services de la Ville sont intervenus pour effacer les inscriptions ajoutées tout en restaurant la fresque d'Escif dont les pattes avaient été recouvertes : à chaque fois que le mur était repeint par les services et que les pattes devaient être recouvertes, les techniciens prenaient la peine de refaire les pattes du chien quasiment à l'identique que ce qu'elles étaient à l'origine. Assez rapidement le titre de la peinture a disparu, recouvert par les services de la Ville puisque des inscriptions étaient par-dessus.
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Sretan Bor

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Adresse : 17 rue du petit Battant
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Une partie qui n'est plus visible, elle a été recouverte (remise en peinture par les propriétaires).
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Brad Downey – Depressed

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Adresse : Big Ban, 13 quai Adolphe Veil-Picard
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Le rapport au contexte : l'artiste est parti d'un constat dans plusieurs de nos villes françaises, européennes et peut-être au-delà : ce sont souvent les mauvaises nouvelles qui sont mises en avant dans les devantures de commerce (vitrines de boulangerie, de bureaux de tabac…) parmi les nouvelles de la presse papier. En faisant un raccourci, on pourrait facilement tirer la conclusion que la presse est déprimante. L'artiste a donc réalisé cette installation dont le mot "depressed" est au centre et faite à partir de deux enseignes de commerce qui sont placées autour de l'enseigne PRESSE présente historiquement et liée au bureau de tabac en activité. Cette œuvre joue clairement avec 2 types d'images/de signes visuels très présents dans nos villes : la signalétique urbaine et la publicité.
La diversité de l'art dans l'espace public : cette œuvre illustre bien la façon de faire de l'artiste, piochant dans les éléments habituels de la Ville et signes de notre quotidien pour les détourner et créer une installation qui se noie facilement dans le paysage mais qui questionne et bouscule une fois qu'on la remarque.
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Huskmitnavn

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Adresse : 7 rue Rousseau
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Le rapport au contexte : l'artiste s'est inspiré (comme souvent pour ses peintures murales) de l'observation du lieu et de ce qui s'y passe. Il utilise des scènes du quotidien, des anecdotes pour en faire des sortes de caricatures, avec un côté humoristique mais rarement moralisateur.
La diversité de l'art dans l'espace public : le style s'apparente un peu à la BD, au dessin de caricature. La posture un peu écrasée/courbée des personnages fait écho à la fois au format du mur, et à des études récentes qui font le lien entre l'utilisation croissante des écrans et l'évolution de la posture des êtres humains, de plus en plus courbée et voutée.
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Deana Kolencikova

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Adresse : 1 rue de l'Orme de Chamars
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Deana s'intéresse aux questions sociales d'actualité, qu'elle aborde de manière critique et avec humour.
Le rapport au contexte : interpellée et amusée par les affichettes « peintures fraîches », présentes un peu partout dans la ville, souvent collées après les interventions des services « anti-graffiti », l'artiste tchèque a souhaité en faire une peinture murale. Constamment écrites de la même taille et avec la même typographie, Deana en a réalisé une copie conforme, en peinture et en format géant sur ce mur. Si l'on observe plus en détail les lettres, on peut apercevoir une incohérence typographique : le "î" de "fraîche" semble être emprunté à une autre police d'écriture.
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