Introduction :
Cadre théorique :
L’objet de ce document est de proposer un ensemble de situations dont l’enjeu est de permettre à l’élève de cycle 1 ou 2 de construire des connaissances géométriques. Notre fondement didactique est la théorie des situations didactiques de Brousseau et nous nous appuyons ici sur les travaux de Celi, Coutat et Vendeira-Maréchal pour qui, nous les citons, il semble important et essentiel :- de mettre à la disposition des élèves une grande variété de formes et d’assemblages de formes, car c’est à partir de contrastes que les représentations mentales s’affinent peu à peu ;
- d’avoir conscience du potentiel sémiotique des artefacts que l’on met dans leurs mains ;
- de les aider à aiguiser leur regard, leurs gestes et leur pensée à travers des problèmes variés où diverses modalités (visuelle, haptique et verbale) et diverses appréhensions (globale, séquentielle, opératoire) s’articulent ou s’alternent ;
- de ne pas oublier que l’introduction d’un lexique approprié, non nécessairement mathématique, doit se faire progressivement.
Pour en savoir davantage sur le cadre théorique, nous vous invitons à prendre connaissance de la première partie de l’écrit relatif à la conférence qu’elles ont donnée au colloque de la COPIRELEM à Blois en 2018 : Lien
Groupe de travail :
En accord avec les chercheuses, nous avons mis en place un groupe de recherche action sur notre circonscription. Il est composé d’enseignants et de maîtres formateurs, tous en C1 :
Jérémy André (Mamirolle) – Sylvie Ganard (Les premiers sapins) – Elise Lambert (Valdahon Monnet) – Annie Parola (Landresse) – Magalie Pinard (Epenoy) – Jocelyne Vivot (Valdahon Lavoisier) – Rachel Voitot (Pierrefontaine)
Cyril Pasteur – Charles Perritaz (Conseillers pédagogiques Besançon 2)
Notre association :
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MATHière à penser 2 le clos des hauts prés 25720 PUGEY Mail : mathiereapenser@free.fr |
Références des chercheuses :
Valentina CELIvalentina.celi@u-bordeaux.fr
Maîtresse de Conférences, ESPE d’Aquitaine, Lab-E3D, Université de Bordeaux, COPIRELEM
Sylvia COUTATSylvia.Coutat@unige.ch
Chargée d'enseignement, Université de Genève, Équipe DiMaGe
Céline VENDEIRA-MARÉCHALCeline.Marechal@unige.ch
Chargée d'enseignement, Université de Genève, Équipe DiMaGe
Important :
Les situations présentées doivent être répétées, en multipliant les exemples afin
que les élèves puissent bénéficier d’une expérience forte basée sur la manipulation et la mise à
distance.
L’objet de cette manipulation avec mise à distance est de développer chez les élèves des
représentations mentales qui vont soutenir des capacités langagières et de communication puis
d’abstraction.
En ce sens, les variables déclinées dans chaque situation sont importantes. Elles constituent
des étapes de la progression didactique et elles doivent faire l’objet d’une attention
particulière des enseignants.
Dans ces situations, l’élève est mis en position d’anticipation. La validation est le plus
souvent assumée par l’élève lui-même. Ceci est rendu possible par le matériel proposé (formes et
pochoirs).
Matériel :
Concernant la forme du document :
Dans chaque situation, vous pourrez rencontrer 3 cadres qui ont des objets évidents mais que nous souhaitons préciser ici :Explicitation de l’objectif et consigne :
Ce cadre n’a pas pour objectif de donner la consigne telle que l’enseignant devrait la dire à ces élèves. Ce sont plutôt des éléments d’aide à l’élaboration de celle-ci. Ils présentent en général des éléments concernant les objectifs de l’activité, la tâche des élèves et l’organisation de l’activité.Attendus et commentaires :
Ce cadre présente des éléments didactique ou pédagogique qui vont aider l’enseignant à comprendre les enjeux de la situation, à construire les temps d’institutionnalisation et à organiser l’activité dans la classe. Ils peuvent aussi présenter des éléments liés à la structuration et à la progressivité des apprentissages.Temps de synthèse :
Il ne s’agit pas de fournir à l’enseignant un modèle de synthèse à donner aux élèves. Ce cadre présente les éléments que l’on peut retrouver dans le temps de synthèse mené à l’issue d’une activité. Il est aussi parfois expliqué les raisons de la mise en œuvre d’un temps de synthèse à tel ou tel moment de la progression des apprentissages.Les situations proposées sont pour certaines largement inspirées par le travail de mesdames Celi, Coutat et Vendeira-Maréchal ; d’autres sont le fruit du groupe de travail. Elles ne sont pas à mettre en relation directe avec des séances. Certaines se dérouleront sur plusieurs séances, parfois de façon spiralaire, sur l’année ou sur le cycle. Les modalités de mises en œuvre peuvent être très variées, du grand groupe, jusqu’au travail individuel.